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Enfin chez soi ? : récits féminins de vie et de migration

Type : LivreGenre : Auteur: SERFATY-GARZON, PerlaEditeur : Paris : Bayard , 2006Description matérielle : 184 p.ISBN : 9782227475939.Résumé : Résumé : L'émigration est avant tout une expérience singulière, vécue par des êtres singuliers. Quelle est, pour les femmes, la substance de cette expérience ? Ce livre propose d'abandonner la position du touriste, que nous sommes toujours quelque peu dans notre propre ville et par rapport à nos voisins, pour nous rendre auprès de quelques migrantes afin de tenter de saisir cette expérience dans ses traits les plus affirmés, volontaires et conscients, mais aussi dans ses plis, ses nuances et ses frémissements. Il est une invitation au voyage en ces terres intimes où des êtres parlent de leur départ de leur maison originelle pour aller, ailleurs, vivre avec les autres et bâtir, chez ces autres, un nouveau chez-soi. Du sens du franchissement des frontières et de l'exil au temps de la réflexion sur les tensions au sein même du sentiment d'être enfin chez soi, en passant par les continuités et les ruptures entre là-bas et ici, le pays d'élection, les jeux du nom et de la filiation, l'oeuvre que représente une maison de famille, les interrogations de la transmission, les rapports qu'entretiennent le corps, le coeur et la raison dans l'expérience de la migration, l'auteur nous amène à entendre de manière neuve et subtile des récits vivants et nous entraîne ainsi dans un voyage intellectuel dont le coeur n'est jamais absent. # Entre là-bas et ici, une continuité intérieure # Faire habiter la partie enfant de soi-même # Un autre soi-même qui continue de vivre là-bas ? # Partir, s'exiler # Partir, émigrer # Déjà arrivés ? # Repartir du pays d'élection # Repartir du pays de refuge # Entre-lieux # Trouver place # Maisons de famille # Enfin chez soi ? Le coeur, le corps, la raison Perla Serfaty-Garzon a mené une carrière de professeur de psychologie environnementale et de psychologie sociale à l'université Louis-Pasteur de Strasbourg qui l'a conduite à enseigner dans diverses universités d'Europe, des Etats-Unis et du Canada. Elle poursuit à Montréal ses recherches originales et novatrices sur l'intimité, l'habiter et l'appropriation du chez-soi. Elle est l'auteur de plusieurs livres, notamment, Chez soi. Les territoires de l'intimité. Préface d'Alain Montandon, professeur de littérature générale et comparée à l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Il a dirigé le Dictionnaire raisonné de la politesse et du savoir-vivre (Seuil, 1995) et Le livre de l'hospitalité (Bayard, 2004).Extrait : Shenaz Patel in Le silence des Chagos (roman), citée p.7 :« Le souvenir, c'est un hameçon qui se fiche sous la peau. Plus tu tires dessus, plus il te cisaille les tissus et s'enfonce plus profondément. Impossible de le faire sortir sans inciser la chair. Et la cicatrice qui restera sera toujours là pour te rappeler la crudité de cette douleur. Mais tu ne t'arrêteras pas pour autant d'y revenir. Sans cesse. Car c'est là que pulse toute ta vie. Vois-tu, petit, c'est plus vivant encore que le souvenir. On appelle ça la souvenance. »Pierre Bourdieu cité p. 11 :« L'immigrant est atopos, déplacé, inclassable ( ) Ni citoyen, ni étranger, ni totalement du côté du Même, ni totalement du côté de l'Autre, « l'immigrant » se situe en ce lieu « bâtard » dont parle aussi Platon, la frontière de l'être et du non-être social . »Nancy Huston Nord perdu citée p. 19 :« Comment cela peut-il être ? Vous voulez dire que je n'habite plus, mais alors plus du tout, à aucun niveau de réalité, cet appartement exigu du rez-de-chaussée d'un immeuble délabré ( ) dans le Bronx où pendant deux ans je me suis acharnée contre les cafards (et le cafard) ? »« Chaque exilé a la conviction, profondément ancrée dans son subconscient tout en étant régulièrement dénoncée comme une aberration par sa conscience, qu'il existe une partie de lui-même, ou pour mieux dire, un autre lui-même qui continue de vivre là-bas. »Georges Perec cité p. 177 :« Le lieu de l'exil, c'est-à-dire le lieu de l'absence de lieu, le non-lieu, le nulle part. »Note : Bayard, 2006, 184 p.Dewey : 305.4Plan de classement : : 7 Vivre en France | 7A Populations et groupes sociaux | 7A2 Groupes sociaux
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Bayard, 2006, 184 p.

Résumé L'émigration est avant tout une expérience singulière, vécue par des êtres singuliers. Quelle est, pour les femmes, la substance de cette expérience ? Ce livre propose d'abandonner la position du touriste, que nous sommes toujours quelque peu dans notre propre ville et par rapport à nos voisins, pour nous rendre auprès de quelques migrantes afin de tenter de saisir cette expérience dans ses traits les plus affirmés, volontaires et conscients, mais aussi dans ses plis, ses nuances et ses frémissements. Il est une invitation au voyage en ces terres intimes où des êtres parlent de leur départ de leur maison originelle pour aller, ailleurs, vivre avec les autres et bâtir, chez ces autres, un nouveau chez-soi. Du sens du franchissement des frontières et de l'exil au temps de la réflexion sur les tensions au sein même du sentiment d'être enfin chez soi, en passant par les continuités et les ruptures entre là-bas et ici, le pays d'élection, les jeux du nom et de la filiation, l'oeuvre que représente une maison de famille, les interrogations de la transmission, les rapports qu'entretiennent le corps, le coeur et la raison dans l'expérience de la migration, l'auteur nous amène à entendre de manière neuve et subtile des récits vivants et nous entraîne ainsi dans un voyage intellectuel dont le coeur n'est jamais absent.

# Entre là-bas et ici, une continuité intérieure

# Faire habiter la partie enfant de soi-même

# Un autre soi-même qui continue de vivre là-bas ?

# Partir, s'exiler

# Partir, émigrer

# Déjà arrivés ?

# Repartir du pays d'élection

# Repartir du pays de refuge

# Entre-lieux

# Trouver place

# Maisons de famille

# Enfin chez soi ? Le coeur, le corps, la raison

Perla Serfaty-Garzon a mené une carrière de professeur de psychologie environnementale et de psychologie sociale à l'université Louis-Pasteur de Strasbourg qui l'a conduite à enseigner dans diverses universités d'Europe, des Etats-Unis et du Canada. Elle poursuit à Montréal ses recherches originales et novatrices sur l'intimité, l'habiter et l'appropriation du chez-soi. Elle est l'auteur de plusieurs livres, notamment, Chez soi. Les territoires de l'intimité. Préface d'Alain Montandon, professeur de littérature générale et comparée à l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Il a dirigé le Dictionnaire raisonné de la politesse et du savoir-vivre (Seuil, 1995) et Le livre de l'hospitalité (Bayard, 2004).

Extrait Shenaz Patel in Le silence des Chagos (roman), citée p.7 :« Le souvenir, c'est un hameçon qui se fiche sous la peau. Plus tu tires dessus, plus il te cisaille les tissus et s'enfonce plus profondément. Impossible de le faire sortir sans inciser la chair. Et la cicatrice qui restera sera toujours là pour te rappeler la crudité de cette douleur. Mais tu ne t'arrêteras pas pour autant d'y revenir. Sans cesse. Car c'est là que pulse toute ta vie. Vois-tu, petit, c'est plus vivant encore que le souvenir. On appelle ça la souvenance. »Pierre Bourdieu cité p. 11 :« L'immigrant est atopos, déplacé, inclassable (
) Ni citoyen, ni étranger, ni totalement du côté du Même, ni totalement du côté de l'Autre, « l'immigrant » se situe en ce lieu « bâtard » dont parle aussi Platon, la frontière de l'être et du non-être social . »Nancy Huston Nord perdu citée p. 19 :« Comment cela peut-il être ? Vous voulez dire que je n'habite plus, mais alors plus du tout, à aucun niveau de réalité, cet appartement exigu du rez-de-chaussée d'un immeuble délabré (
) dans le Bronx où pendant deux ans je me suis acharnée contre les cafards (et le cafard) ? »« Chaque exilé a la conviction, profondément ancrée dans son subconscient tout en étant régulièrement dénoncée comme une aberration par sa conscience, qu'il existe une partie de lui-même, ou pour mieux dire, un autre lui-même qui continue de vivre là-bas. »Georges Perec cité p. 177 :« Le lieu de l'exil, c'est-à-dire le lieu de l'absence de lieu, le non-lieu, le nulle part. »

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