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Je ne parle pas la langue de mon père / Leïla Sebbar

Type : LivreGenre : Biographie, autobiographieAuteur: SEBBAR, Leïla, 1941-Editeur : Paris : Julliard , 2003Description matérielle : 1 vol. (126 p.)ISBN : 2260016154.Résumé : Résumé : "Après toutes ces années d'exil, d'histoires racontées, écrites pour découvrir, comprendre ce qui n'a pas été dit, c'est par les femmes et les hommes de son peuple, qui parlaient sa langue, que je tente d'approcher mon père, l'étranger bien-aimé." C'est ainsi que Leïla Sebbar, romancière et nouvelliste, présente la trame de ce récit qui nous emmène sur les traces de l'Algérie coloniale. Née d'un père algérien et d'une mère française, l'auteure a passé son enfance dans l'ancienne colonie avant d'arriver en France. Elle cherche à redonner vie au passé et rendre hommage à son père, en mêlant mémoire et imaginaire dans une longue plongée psychanalytique. Leïla Sebbar est l'auteur de nombreux romans, nouvelles et essais traduits en plusieurs langues. Elle a enseigné la littérature française puis s'est consacrée à l'écriture. L'histoire coloniale, l'exil, la mémoire familiale et féminine, la langue du père, sont au centre de ses récits.Extrait : "Après toutes ces années d'exil, d'histoires racontées, écrites pour découvrir, comprendre ce qui n'a pas été dit, c'est par les femmes et les hommes de son peuple, qui parlaient sa langue, que je tente d'approcher mon père, l'étranger bien-aimé."Je ne comprenais pas la langue de mon père, je l'entendais, dépourvue de sens, et je savais, à la voix, que mon père n'avait rien à craindre, au moment même où, peut être, ces hommes des maisons pauvres lui apprenaient que l'OAS sillonnait dans les quartiers arabes ( ). Mon père riait, en arabe, avec des hommes inconnus. Ce qu'ils se racontaient les faisaient rire, je ne savais pas, je ne saurai pas ce qu'ils se disaient alors, au coin du balcon, près de la maison d'école. P19Note : Paris, Julliard, 2003, 126 p.Sujet - Nom commun : exilé | langue | relation avec le pays d'origine | mémoire | femme | famille Sujet - Nom géographique : Algérie -- pays d'origine | Alger -- commune | Le Clos-Salembier -- quartier
Type de document Site actuel Cote Statut Date de retour prévue Réservations
Empruntable Empruntable Fonds littéraire SEB A (Parcourir l'étagère) Disponible
Réservations : 0

Paris, Julliard, 2003, 126 p.

Résumé "Après toutes ces années d'exil, d'histoires racontées, écrites pour découvrir, comprendre ce qui n'a pas été dit, c'est par les femmes et les hommes de son peuple, qui parlaient sa langue, que je tente d'approcher mon père, l'étranger bien-aimé." C'est ainsi que Leïla Sebbar, romancière et nouvelliste, présente la trame de ce récit qui nous emmène sur les traces de l'Algérie coloniale. Née d'un père algérien et d'une mère française, l'auteure a passé son enfance dans l'ancienne colonie avant d'arriver en France. Elle cherche à redonner vie au passé et rendre hommage à son père, en mêlant mémoire et imaginaire dans une longue plongée psychanalytique.
Leïla Sebbar est l'auteur de nombreux romans, nouvelles et essais traduits en plusieurs langues. Elle a enseigné la littérature française puis s'est consacrée à l'écriture. L'histoire coloniale, l'exil, la mémoire familiale et féminine, la langue du père, sont au centre de ses récits.

Extrait "Après toutes ces années d'exil, d'histoires racontées, écrites pour découvrir, comprendre ce qui n'a pas été dit, c'est par les femmes et les hommes de son peuple, qui parlaient sa langue, que je tente d'approcher mon père, l'étranger bien-aimé."Je ne comprenais pas la langue de mon père, je l'entendais, dépourvue de sens, et je savais, à la voix, que mon père n'avait rien à craindre, au moment même où, peut être, ces hommes des maisons pauvres lui apprenaient que l'OAS sillonnait dans les quartiers arabes (
). Mon père riait, en arabe, avec des hommes inconnus. Ce qu'ils se racontaient les faisaient rire, je ne savais pas, je ne saurai pas ce qu'ils se disaient alors, au coin du balcon, près de la maison d'école. P19

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