Accueil sur rendez-vous pour toute personne justifiant d’une recherche du mardi au vendredi de 10h à 17h.

Vue normale Vue MARC vue ISBD

Que serait la France devenue sans l'immigration ? : Paris, Musée de l'histoire de l'immigration, 8 octobre 2013 / Conférence de François Héran, Institut national d'études démographiques (Ined), animée par Marianne Amar

Type : Enregistrement sonoreGenre : Colloque, conférenceAuteur: Auteur, HERAN, FrançoisEditeur : Paris : Musée national de l'histoire de l'immigration , 2013Collection : Conférence l'UniverCitéDescription matérielle : (1 h. 05 min)Résumé : Résumé : "De la Seconde Guerre mondiale à nos jours, la France est passée de 40 millions d'habitants à plus de soixante. L'idée circule que cet accroissement serait entièrement dû à l'immigration, comme si le baby-boom et le recul de la mortalité n'avaient pas joué. Or, on peut calculer ce que serait aujourd'hui la population de la France si l'un ou l'autre de ces facteurs avait fait défaut depuis la guerre. Il apparaît que le rôle de l'immigration dans la dynamique démographique du pays est décisif mais nullement exclusif. Il ne faut ni le minimiser ni le majorer. On élargira ensuite le propos. La France pourrait-elle se passer de migrants ? Deux arguments de nature très différente sont souvent avancés en leur faveur. D'un côté, ils contribuent à combler les pénuries de main-d'½uvre et à corriger une pyramide des âges vieillissante. De l'autre, ils migrent essentiellement parce qu'ils en ont le droit. Alors que la pertinence de l'argument utilitariste varie selon les lieux et les époques, tout en ouvrant la question des "coûts et bénéfices" de l'immigration, l'argument juridique invoque un principe constant mais il se heurte au souverainisme des États. Au lieu de trancher la question a priori, on examinera les faits. Entre la logique du marché et la logique des droits de l'Homme, laquelle a effectivement prévalu dans la migration vers la France depuis cinquante ans ? Pourquoi le lien entre flux migratoires et situation économique varie-t-il si fortement d'un pays à l'autre ? Pour le comprendre, on analysera l'échec des tentatives menées en France pour ajuster les flux d'entrée aux "capacités d'accueil". On reviendra en conclusion sur les deux dilemmes qui hantent toute politique migratoire : fatalisme ou volontarisme, acceptation ou déni du réel."- Présentation éditeurNote de contenu : Conférence CNHI Ressources en ligne (Internet) : Cliquez ici pour consulter en ligneSujet - Nom commun : démographie | population | statistique | immigration | immigration économique | main d'oeuvre immigrée | coût social | droits de l'homme Dewey : 342.082Plan de classement : : 3 Face à l’État | 3A Politiques d’immigration
Nous n'avons pas d'exemplaire de ce document

Conférence CNHI

Résumé "De la Seconde Guerre mondiale à nos jours, la France est passée de 40 millions d'habitants à plus de soixante. L'idée circule que cet accroissement serait entièrement dû à l'immigration, comme si le baby-boom et le recul de la mortalité n'avaient pas joué. Or, on peut calculer ce que serait aujourd'hui la population de la France si l'un ou l'autre de ces facteurs avait fait défaut depuis la guerre. Il apparaît que le rôle de l'immigration dans la dynamique démographique du pays est décisif mais nullement exclusif. Il ne faut ni le minimiser ni le majorer.
On élargira ensuite le propos. La France pourrait-elle se passer de migrants ? Deux arguments de nature très différente sont souvent avancés en leur faveur. D'un côté, ils contribuent à combler les pénuries de main-d'½uvre et à corriger une pyramide des âges vieillissante. De l'autre, ils migrent essentiellement parce qu'ils en ont le droit. Alors que la pertinence de l'argument utilitariste varie selon les lieux et les époques, tout en ouvrant la question des "coûts et bénéfices" de l'immigration, l'argument juridique invoque un principe constant mais il se heurte au souverainisme des États.
Au lieu de trancher la question a priori, on examinera les faits. Entre la logique du marché et la logique des droits de l'Homme, laquelle a effectivement prévalu dans la migration vers la France depuis cinquante ans ? Pourquoi le lien entre flux migratoires et situation économique varie-t-il si fortement d'un pays à l'autre ? Pour le comprendre, on analysera l'échec des tentatives menées en France pour ajuster les flux d'entrée aux "capacités d'accueil". On reviendra en conclusion sur les deux dilemmes qui hantent toute politique migratoire : fatalisme ou volontarisme, acceptation ou déni du réel."- Présentation éditeur

Centre de ressources Abdelmalek Sayad - Établissement public du Palais de la Porte Dorée - Musée national de l'histoire de l'immigration
293 avenue Daumesnil 75012 Paris - Tél : 01 53 59 15 92 - mediatheque.sayad[at]palais-portedoree.fr