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De l'intégration à la cohésion sociale : conférence du 24 avril 2012 dans le cadre du séminaire annuel « Changements institutionnels, risques et vulnérabilités sociales », au programme du Master recherche de Sociologie de l'Université de Caen. / François Dubet

Type : Images animéesGenre : Colloque, conférenceAuteur: Auteur, DUBET, FrançoisAuteur: Producteur, Université de Caen Basse-NormandieEditeur : Vanves : Canal UDescription matérielle : (82 min)Résumé : Résumé : "La tradition sociologique conçoit la société comme un système intégré dans lequel il y a une correspondance étroite entre les situations et les représentations. Cette conception de la vie sociale favorise l'idée d'intégration, par l'intermédiaire de l'institution. Aujourd'hui, la structure qui porte les inégalités se diversifie et intègre les capacités d'action. L'individu est condamné à être libre. Il a la responsabilité de faire lui-même le jeu du social, et en supporte les échecs. Le concept d'intégration, qui n'est plus pertinent lorsque les représentations du monde social ne forment plus un système, cède la place à celui de cohésion sociale. Cette dernière évalue la justice sociale, non plus comme une réduction des inégalités entre les places, mais comme un système d'égalité des chances. Ainsi, les inégalités ne concernent plus les classes, mais les catégories de personnes subissant des stigmates (femmes, immigrés...). Dans cette conférence, François Dubet expose les raisons et la pertinence de la substitution du concept de cohésion sociale à celui d'intégration. Mais il soulève également les dangers pour la sociologie de cette nouvelle perception, qui charrie dans son sillon la célébration de la microsociologie et des théories textuelles (Gender studies...). Ces méthodes assignent une place importante aux particularités. Or, un effet collectif n'est pas la somme d'attitudes individuelles. Une perspective uniquement cohésive ne perçoit pas certains effets pervers. Le sociologue recommande donc de ne pas rester totalement dans cette conception émergente de la vie sociale, mais d'y réintroduire un peu de l'objectivité sociale qui relève de l'intégration".- Mathilde HeinrichRessources en ligne (Internet) : Cliquez ici pour consulter en ligneSujet - Nom commun : Concept | intégration | intégration sociale | cohésion sociale Dewey : 300Plan de classement : : 1 Introduction à l’histoire de l’immigration | 1C L’immigration dans les sciences sociales
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Résumé "La tradition sociologique conçoit la société comme un système intégré dans lequel il y a une correspondance étroite entre les situations et les représentations. Cette conception de la vie sociale favorise l'idée d'intégration, par l'intermédiaire de l'institution.
Aujourd'hui, la structure qui porte les inégalités se diversifie et intègre les capacités d'action. L'individu est condamné à être libre. Il a la responsabilité de faire lui-même le jeu du social, et en supporte les échecs. Le concept d'intégration, qui n'est plus pertinent lorsque les représentations du monde social ne forment plus un système, cède la place à celui de cohésion sociale. Cette dernière évalue la justice sociale, non plus comme une réduction des inégalités entre les places, mais comme un système d'égalité des chances. Ainsi, les inégalités ne concernent plus les classes, mais les catégories de personnes subissant des stigmates (femmes, immigrés...).

Dans cette conférence, François Dubet expose les raisons et la pertinence de la substitution du concept de cohésion sociale à celui d'intégration. Mais il soulève également les dangers pour la sociologie de cette nouvelle perception, qui charrie dans son sillon la célébration de la microsociologie et des théories textuelles (Gender studies...). Ces méthodes assignent une place importante aux particularités. Or, un effet collectif n'est pas la somme d'attitudes individuelles. Une perspective uniquement cohésive ne perçoit pas certains effets pervers. Le sociologue recommande donc de ne pas rester totalement dans cette conception émergente de la vie sociale, mais d'y réintroduire un peu de l'objectivité sociale qui relève de l'intégration".- Mathilde Heinrich

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