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Combat de nègre et de chiens / Bernard-Marie Koltès

Type : LivreGenre : ThéâtreAuteur: KOLTÈS Bernard-MarieEditeur : Paris : Editions de Minuit , 1989Description matérielle : 1 vol. (125 p.)ISBN : 2707312983.Résumé : Résumé : "Dans un pays d'Afrique de l'Ouest, le chantier d'une grande entreprise française, en passe d'être fermé. Ne restent plus que Horn, chef de chantier au bord de la retraite, et Cal, un ingénieur. L'arrivée simultanée d'une jeune femme que Horn a fait venir de Paris pour l'épouser et d'un Noir mystérieusement entré dans la cité des Blancs pour réclamer le corps de son frère, mort la veille sur le chantier, va catalyser la violence latente de la situation. Pourtant il ne s'agit pas d'une pièce sur le néo-colonialisme. Koltès disait que son propos n'était pas d'y parler de l'Afrique, mais bien de ce petit monde blanc qui vit retranché derrière les palissades et les barbelés." - présentation de l'éditeur Une pièce montée en 1983 par Patrice Chéreau au Théâtre des Amandiers et qui valut à l'auteur le prix Ibsen en 1984.Extrait : " (Cette pièce) parle simplement d'un lieu du monde. On rencontre parfois des lieux qui sont des sortes de métaphores, de la vie ou d'un aspect de la vie, ou de quelque chose qui me paraît grave et évident, comme chez Conrad par exemple les rivières qui remontent dans la jungle... J'avais été pendant un mois en Afrique sur un chantier de travaux publics, voir des amis. Imaginez, en pleine brousse, une petite cité de cinq, six maisons, entourée de barbelés, avec des miradors ; et, à l'intérieur, une dizaine de Blancs qui vivent, plus ou moins terrorisés par l'extérieur, avec des gardiens noirs, armés, tout autour. C'était peu de temps après la guerre du Biafra, et des bandes de pillards sillonnaient la région. Les gardes, la nuit, pour ne pas s'endormir, s'appelaient avec des bruits très bizarres qu'ils faisaient avec la gorge... Et ça tournait tout le temps. C'est ça qui m'avait décidé à écrire cette pièce, le cri des gardes. Et à l'intérieur de ce cercle se déroulaient des drames petits-bourgeois comme il pourrait s'en dérouler dans le seizième arrondissement : le chef de chantier qui couchait avec la femme du contremaître, des choses comme ça...Ma pièce parle peut-être un peu de la France et des Blancs : une chose vue de loin, déplacée, devient parfois plus déchiffrable. Elle parle surtout de trois êtres humains isolés dans un lieu du monde qui leur est étranger, entourés de gardiens énigmatiques. J'ai cru - et je crois encore - que raconter le cri de ces gardes entendu au fond de l'Afrique, le territoire d'inquiétude et de solitude qu'il délimite, c'était un sujet qui avait son importance. " Bernard-Marie KoltèsSujet - Nom commun : étranger | travail | chantier | femme Sujet - Nom géographique : Afrique -- continent Dewey : 842
Type de document Site actuel Cote Statut Date de retour prévue Réservations
Consultable sur place Consultable sur place Fonds littéraire KOL T (Parcourir l'étagère) Exclu du prêt
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Résumé "Dans un pays d'Afrique de l'Ouest, le chantier d'une grande entreprise française, en passe d'être fermé. Ne restent plus que Horn, chef de chantier au bord de la retraite, et Cal, un ingénieur. L'arrivée simultanée d'une jeune femme que Horn a fait venir de Paris pour l'épouser et d'un Noir mystérieusement entré dans la cité des Blancs pour réclamer le corps de son frère, mort la veille sur le chantier, va catalyser la violence latente de la situation. Pourtant il ne s'agit pas d'une pièce sur le néo-colonialisme. Koltès disait que son propos n'était pas d'y parler de l'Afrique, mais bien de ce petit monde blanc qui vit retranché derrière les palissades et les barbelés." - présentation de l'éditeur
Une pièce montée en 1983 par Patrice Chéreau au Théâtre des Amandiers et qui valut à l'auteur le prix Ibsen en 1984.

Extrait








" (Cette pièce)
parle simplement d'un lieu du monde. On rencontre parfois des lieux qui sont
des sortes de métaphores, de la vie ou d'un aspect de la vie, ou de quelque
chose qui me paraît grave et évident, comme chez Conrad par exemple les
rivières qui remontent dans la jungle... J'avais été pendant un mois en Afrique
sur un chantier de travaux publics, voir des amis. Imaginez, en pleine brousse,
une petite cité de cinq, six maisons, entourée de barbelés, avec des miradors ;
et, à l'intérieur, une dizaine de Blancs qui vivent, plus ou moins terrorisés
par l'extérieur, avec des gardiens noirs, armés, tout autour. C'était peu de
temps après la guerre du Biafra, et des bandes de pillards sillonnaient la
région. Les gardes, la nuit, pour ne pas s'endormir, s'appelaient avec des
bruits très bizarres qu'ils faisaient avec la gorge... Et ça tournait tout le
temps. C'est ça qui m'avait décidé à écrire cette pièce, le cri des gardes. Et
à l'intérieur de ce cercle se déroulaient des drames petits-bourgeois comme il
pourrait s'en dérouler dans le seizième arrondissement : le chef de chantier
qui couchait avec la femme du contremaître, des choses comme
ça...Ma pièce parle peut-être un peu de la France et des Blancs :
une chose vue de loin, déplacée, devient parfois plus déchiffrable. Elle parle
surtout de trois êtres humains isolés dans un lieu du monde qui leur est
étranger, entourés de gardiens énigmatiques. J'ai cru - et je crois encore -
que raconter le cri de ces gardes entendu au fond de l'Afrique, le territoire
d'inquiétude et de solitude qu'il délimite, c'était un sujet qui avait son importance. " Bernard-Marie
Koltès

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